De l'instabilité mondiale à l'exposition aux risques financiers
La récente déclaration du chancelier concernant la réponse du gouvernement britannique à la guerre en Iran montre à quelle vitesse l'instabilité mondiale peut se répercuter sur les coûts quotidiens des entreprises.
L'énergie, les carburants, l'alimentation, la logistique et la résilience des fournisseurs sont tous touchés.
Le Fonds monétaire international (FMI) prévoit actuellement que la croissance britannique restera modérée, à environ 1,2 %, tandis qu'il estime que l'inflation pourrait atteindre près de 4 % d'ici la fin de l'année.
Dans ce contexte économique général, les mesures présentées par le chancelier semblent viser à alléger la pression à court terme qui pèse sur les ménages, les industries grandes consommatrices d'énergie et les chaînes d'approvisionnement essentielles.
Toutefois, si les mesures de soutien ciblées peuvent apporter un soulagement temporaire dans certains Secteurs, elles ne sont guère susceptibles d'éliminer les pressions inflationnistes et les hausses de coûts sous-jacentes, ni de dispenser les entreprises de la nécessité de bien comprendre leurs contrats, de contester les augmentations pratiquées par leurs fournisseurs et d'identifier les sources de volatilité dans leur structure de coûts.
Voici cinq points clés à retenir de la récente déclaration :
1. La volatilité des prix de l'énergie et le « précipice du renouvellement »
Rachel Reeves a expliqué que de nombreuses entreprises ont été protégées des récentes hausses de prix grâce à des contrats à prix fixe, mais que certains Secteurs des problèmes structurels liés aux coûts énergétiques.
Les contrats à durée déterminée peuvent certes protéger les entreprises aujourd'hui, mais ils peuvent aussi retarder l'impact. La véritable question est de savoir ce qui se passera au moment du renouvellement, en particulier pour les organisations disposant de plusieurs sites, ayant une consommation élevée ou dont les accords avec les fournisseurs sont fragmentés.
La hausse des coûts ne se fera peut-être pas sentir tout de suite. Elle pourrait se manifester au moment du renouvellement.
2. Risque lié au coût du carburant
Cette récente annonce prévoit des mesures de soutien ciblées pour les entreprises confrontées à la hausse des coûts de carburant, notamment une exonération de la taxe routière pendant 12 mois pour les poids lourds, une réduction des droits d'accise sur le gazole rouge pour les agriculteurs et le fret ferroviaire, ainsi qu'une augmentation des taux de remboursement kilométrique.
Lorsque les coûts du carburant fluctuent rapidement, le véritable enjeu ne réside pas seulement dans le prix affiché. Il s'agit plutôt de la manière dont ces coûts se répercutent sur les tarifs de transport, les suppléments carburant, les factures des fournisseurs et les clauses contractuelles.
Les aides liées aux coûts de carburant n'ont d'importance que si elles se répercutent sur le résultat net.
3. Transparence des prix des denrées alimentaires
La semaine dernière, le gouvernement a annoncé la suspension des droits de douane sur plus de 100 produits alimentaires vendus en supermarché, dans le but de maintenir les prix à un niveau bas ; ces supermarchés devraient répercuter Économies les consommateurs.
Lorsque les droits de douane sont suspendus, Économies répercutent Économies automatiquement dans le compte de résultat. Les entreprises doivent disposer d'une bonne visibilité sur les tarifs des fournisseurs, les conditions contractuelles et les marges par catégorie pour déterminer si Économies réalisées sur les coûts Économies répercutées.
Une suspension tarifaire n'a d'intérêt que si elle est appliquée là où il faut.
4. Hôtellerie et loisirs : exonération temporaire de la TVA, mais complexité opérationnelle
M. Reeves a annoncé une réduction temporaire de la TVA, qui passera de 20 % à 5 %, pour les attractions estivales, les billets pour enfants et les repas pour enfants dans les restaurants et les cafés, du25 juin au1er septembre 2026.
Pour les professionnels de l'hôtellerie et des loisirs, l'exonération temporaire de la TVA peut soutenir la demande, mais elle soulève également des questions d'ordre opérationnel : stratégie tarifaire, modifications au niveau des points de vente, pression des fournisseurs, gestion du personnel, trésorerie, et la question de savoir si cet avantage doit servir à préserver Marge à attirer la clientèle.
L'exonération de TVA pourrait stimuler la demande, mais il faut Marge continuer à gérer Marge .
5. Chaînes d'approvisionnement essentielles et résilience industrielle
Un fonds de 350 millions de livres sterling destiné à renforcer la résilience dans le secteur des produits chimiques essentiels et un fonds de 120 millions de livres sterling destiné au secteur de la céramique ont été annoncés afin d'améliorer l'efficacité énergétique et de réduire les coûts énergétiques.
Les interventions gouvernementales dans les secteurs de la chimie et de la céramique Secteurs mis en évidence Secteurs certains Secteurs aux coûts énergétiques et Secteurs la fragilité des chaînes d'approvisionnement. Pour les fabricants, la résilience n'est plus seulement une Achats . Il s'agit désormais d'un enjeu de coûts et de continuité qui relève de la direction.
Les fournisseurs clés constituent désormais un risque stratégique, et non plus seulement un Achats .
Dans un contexte de croissance atone, d'inflation persistante et d'instabilité géopolitique persistante, les entreprises qui s'adaptent le mieux à la volatilité ne sont pas nécessairement celles dont les coûts sont les plus bas aujourd'hui, mais celles qui ont la meilleure visibilité sur l'évolution future des coûts.
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